Les mots pour se taire de Timothée Guérin
du 17/09/2020 au 19/09/2020
Jeudi 17 septembre à 20h
Vendredi 18 septembre à 20h
Samedi 19 septembre à 19h
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  • Les mots pour se taire
    Création originale par la Compagnie de l'impensible
    Mise en scène par Timothée Guérin
    Interprété par Eric Drevet, Timothée Guérin et Laetitia Landelle
    Cette pièce raconte les histoires d'un couple qui n'en a pas.Elsa et Marc vivent beaucoup. Ils sont insatiables, enthousiastes, corrosifs. Ils s'aiment sans hésiter et
    se sollicitent sans relâche. Leur imagination est le garde-fou de la routine, leur énergie l'antidote de l'ennui. Comme ils se comprennent sans parler, leurs mots sont affranchis de deux tâches ingrates : traduire les pensées et relater le réel. Dès lors, ils créent, provoquent, mentent avec joie, s'entendent, se sous-entendent et taisent à voix haute. Le ton est léger, chirurgical, virevoltant. Et cela pourrait bien cacher quelque chose.
    La pièce
    Les Mots pour se taire est un hommage à l'enthousiasme, aux mots, à l'exigence, au rêve, à la subtilité, à l'entièreté. La douce suggestion d'une manière de vivre acide, rageuse, pleine, impossible et séduisante.

    L'idée d'origine tient en une phrase : écrire le dialogue quotidien joyeux et léger d'un couple au bord du précipice. Toute l'histoire en découle : 18 saynètes comme autant d'échantillons de scènes de vie habituelles, au lit, à table, avec un ami, au téléphone, etc. Le contraste est fort entre leur imagination qui déferle et leur quotidien qui déroule. La multiplication de scènes brèves entretient un rythme animé, confirmé par des phrases courtes et un débit rapide.

    L'histoire se lance comme si de rien n'était, enveloppant le spectateur dans des situations tranchantes et un humour agile. Les personnages secondaires renforcent le lien entre Elsa et Marc. Quelques indices viennent à peine troubler la légèreté apparente. Le public les aperçoit sans avoir le temps de s'y arrêter : le premier niveau de l'histoire suffit à sa concentration. Ce n'est parfois qu'à la fin que l'on comprend que l'on a mal compris. À ceux qui reviennent, la même pièce propose alors une autre histoire, qui raconte autre chose que ce dont elle parle.

    C'est un peu La vie est belle sans les nazis. En fait, c'est une tragédie sans tristesse, de l'ironie sans cynisme et de la psychologie sans pesanteur. Ce serait Les Fleurs du mal en joyeux. En synthèse, ce projet se veut poétique, riche et radical, mais d'une simplicité qui interdit toute fioriture.

    Le texte est publié par Timothée Guérin aux éditions L'Harmattan, collection Théâtres, décembre 2018. ISBN : 978-2-343-16411-3.
    Dates
     Jeudi 17 septembre à 20h
     Vendredi 18 septembre à 20h
     Samedi 19 septembre à 19h