Le Styx est un des fleuves des Enfers, dans la mythologie grecque, qui sépare le monde des vivants de celui des morts. La pièce met en scène cet entre-deux, le moment du choix de basculer ou non du côté des morts.

La Nonchalance est celle d’une mort qui tarde à venir, qui fascine, qui regarde la vie avec désintéressement. C’est aussi celle de jeunes personnes à la déroute qui s’extraient progressivement du monde, qui font face à l’ennui et n’affronte la réalité que par la mort.

Retour Programme de la saison 2016-2017
La Nonchalance des eaux du Styx de Claire Lapergue
Jeudi 13 octobre à 20h
Vendredi 14 octobre à 20h
Samedi 15 octobre à 20h
Dimanche 16 octobre à 15h30
Jeudi 20 octobre à 20h
Vendredi 21 octobre à 20h
Samedi 22 octobre à 20h
La Nonchalance des eaux du Styx
Création originale de la Compagnie Les Labyrinthes
Mise en scène par Gérard David
Interprété par Julien Jamet, Orianne Schiele
Le Styx est un des fleuves des Enfers, dans la mythologie grecque, qui sépare le monde des vivants de celui des morts. La pièce met en scène cet entre-deux, le moment du choix de basculer ou non du côté des morts.

La Nonchalance est celle d’une mort qui tarde à venir, qui fascine, qui regarde la vie avec désintéressement. C’est aussi celle de jeunes personnes à la déroute qui s’extraient progressivement du monde, qui font face à l’ennui et n’affronte la réalité que par la mort.
La pièce
Qu’est-ce que le Styx ?

Selon la mythologie grecque, et les versions les plus communément admises des mythes, le Styx (du grec « haïr, détester ») est le fleuve qui entoure le royaume souterrain, le royaume des morts : les Enfers. Le Styx (l’affluent de la haine), le Phlégéthon (la rivière des flammes), l’Achéron (le fleuve du chagrin) que les âmes des défunts traversent sur la barque de Charon, le Cocyte (le torrent des lamentations) et le Léthé (le ruisseau de l’oubli) circulent en ces lieux où règnent Hadès et Perséphone.

On y retrouve plusieurs régions. L’Érèbe (les Ténèbres personnifiés) est la plus proche de la surface et abrite la Nuit (Nyx), les Songes (dont Morphée), le Sommeil et la Mort (Hypnos et son frère Thanatos), Cerbère (le chien a trois têtes qui empêche les morts de rejoindre le royaume des vivants), des divinités persécutrices (les Érinyes) et celles du Destin (les Moires). Le Pré des Asphodèles est le lieu des âmes errantes, celles qui ne sont ni criminelles, ni vertueuses. Les esprits des héros reposent sur l’Île Blanche (Leucé) et ceux des personnes vertueuses aux Champs Élysées. Les âmes qui y ont passé suffisamment de temps peuvent retourner dans le royaume des vivants pour y accompagner une nouvelle enveloppe charnelle mais doivent en premier lieu boire l’eau du Léthé pour oublier les souvenirs de leur ancienne vie. Enfin, le Tartare est un lieu de châtiment et la prison des dieux déchus. On y trouve par exemple Tantale, condamné pour avoir servi son fils en repas aux dieux, qui ne peut ni boire ni manger bien qu’entouré de fruits et d’eau, ou Sisyphe qui doit pousser un rocher au sommet d’une colline sans jamais l’atteindre car la pierre redescend toujours, puni pour avoir osé défier les dieux, dont Thanatos.

Plusieurs croyances entourent le Styx lui-même. Thétis y a plongé son fils, Achille, en le tenant par le talon, seule partie de son corps non immergée, pour le rendre invulnérable. Faire un serment « sur le Styx », c’est faire un serment irrévocable. S’il est rompu, il donne lieu à de lourdes punitions y compris pour les dieux, qui peuvent alors subir un exil de près de 10 ans. Comme de nombreux éléments dans la mythologie grecque, le Styx était personnifié par la déesse éponyme, une Océanide, fille d’Océan et Téthys (l’élément fécond et nourricier des mers), épouse du Titan Pallas et mère de Niké (la Victoire), Cratos (le Pouvoir), Zélos (le Zèle) et Bia (la Force).
Le mot du metteur en scène
La Compagnie Les Labyrinthes a toujours prouvé son intérêt pour l'écriture contemporaine. Depuis sa création, elle a toujours favorisé l'éclosion, l'émergence de jeunes auteurs (Jérôme Batteux, Vanessa Oltra) et, aujourd’hui, Claire Lapergue, une de mes anciennes élèves au Conservatoire de Mérignac.
J'apprécie ses qualités : son sens du rythme, son appétence pour l'écriture, le choix de ses études, son engagement pour les arts, sa curiosité. Sa palette est grande : elle peut tout à la fois concilier rythme, intelligence, liberté et rigueur. Séduit et intrigué dans un premier temps par le titre, La Nonchalance des eaux du Styx, je fus, dès la première lecture, plongé dans cette sorte de saga familiale, enchanté par la liberté que me laissait cette pièce aux résonances mythiques !

Gérard DAVID, metteur en scène.
On en parle
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